LEONARD COHEN

Aux arènes de Nîmes

Jeudi 20 août 2009























"20 heures : La scène"



















Comme on le voit à travers cette vidéo, il n'est que trop évident que l'essentiel de mon problème est le filmage !
Mais, je prends le risque de vous la présenter….



"The partisan"



"THE PARTISAN"
Paroles : Hy Zaret, adaptées d'Emmanuel d'Astier de la Vigerie (dit "Bernard").
Musique : Anna Marly


When they poured across the border
I was cautioned to surrender
This I could not do
I took my gun and vanished.

No one asks me when I'm going
No one asks me what I'm doing
Comrade, you who know
Oh, you must keep my secret.

I have changed my name so often
I've lost my wife and children
But I have many friends
And some of them are with me

An old woman gave us shelter
Kept us hidden in the garret
Then the soldiers came
She died without a whisper.

There were three of us this morning
I'm the only one this evening
But I must go on
The frontiers are my prison.

Oh, the wind, the wind is blowing
Through the graves the wind is blowing
Freedom soon will come
Then we'll come from the shadows.


"The partisan " est une adaptation de la "COMPLAINTE DU PARTISAN",
écrite à Londres en 1943 par Emmanuel d'Astier de la Vigerie
(surnommé "Bernard" dans l'armée des ombres")
et dont la musique est d’Anna Marly.
En 1969, Leonard Cohen reprit la chanson
avec sa version : « The partisan »



"COMPLAINTE DU PARTISAN"
Paroles : Emmanuel d'Astier de La Vigerie dit "Bernard".
Musique : Anna Marly
écrite en 1943, à Londres.

Les Allemands étaient chez moi
On m'a dit résigne toi
Mais je n'ai pas pu
Et j'ai repris mon arme.

Personne ne m'a demandé
D'où je viens et où je vais
Vous qui le savez
Effacez mon passage.

J'ai changé cent fois de nom
J'ai perdu femme et enfants
Mais j'ai tant d'amis
Et j'ai la France entière.

Un vieil homme dans un grenier
Pour la nuit nous a cachés
L¹ennemi l'a su (Les Allemands l'ont pris)
Il est mort sans surprise.

Hier encore nous étions trois
Il ne reste plus que moi
Et je tourne en rond
Dans la prison des frontières.

Le vent souffle sur les tombes
La liberté reviendra
On nous oubliera
Nous rentrerons dans l'ombre




   

1969 -CBS 4262






"23 heures 30 : la sortie des arènes"






MIDI LIBRE, samedi 22 août 2009































Dernièrement, j'ai questionné Georges Moustaki sur sa relation avec Léonard Cohen,
et je voulais aussi savoir s'ils avaient partagé une même scène.

Sa réponse fut:
" (...) non, mais nous avons participé en Espagne au même disque sur Lorca : Poetes à New York (...)"
23 septembre 2009


Disque réalisé à l'occasion du 50ème anniversaire de la mort de Lorca:


Sur ce disque Léonard Cohen y interprète:
Take this Waltz - Pequeño vals vienés






Pequeño vals vienés

En Viena hay diez muchachas,
un hombro donde solloza la muerte
y un bosque de palomas disecadas.
Hay un fragmento de la mañana
en el museo de la escarcha.
Hay un salón con mil ventanas.

¡Ay, ay, ay, ay!
Toma este vals con la boca cerrada.

Este vals, este vals, este vals, este vals,
de sí, de muerte y de coñac
que moja su cola en el mar.

Te quiero, te quiero, te quiero,
con la butaca y el libro muerto,
por el melancólico pasillo,
en el oscuro desván del lirio,
en nuestra cama de la luna
y en la danza que sueña la tortuga.

¡Ay, ay, ay, ay!
Toma este vals de quebrada cintura.

En Viena hay cuatro espejos
donde juegan tu boca y los ecos.
Hay una muerte para piano
que pinta de azul a los muchachos.
Hay mendigos por los tejados,
hay frescas guirnaldas de llanto.

¡Ay, ay, ay, ay!
Toma este vals que se muere en mis brazos.

Porque te quiero, te quiero, amor mío,
en el desván donde juegan los niños,
soñando viejas luces de Hungría
por los rumores de la tarde tibia,
viendo ovejas y lirios de nieve
por el silencio oscuro de tu frente.

¡Ay, ay, ay, ay!
Toma este vals, este vals del "Te quiero siempre".

En Viena bailaré contigo
con un disfraz que tenga
cabeza de río.
¡Mira qué orillas tengo de jacintos!
Dejaré mi boca entre tus piernas,
mi alma en fotografías y azucenas,
y en las ondas oscuras de tu andar
quiero, amor mío, amor mío, dejar,
violín y sepulcro, las cintas del vals.



Et également Georges Moustaki et Mikis Théodorakis y interprètent:

"Son De Negros En Cuba"




Cuando llegue la luna llena
iré a Santiago de Cuba,
iré a Santiago,
en un coche de agua negra.
Iré a Santiago.
Cantarán los techos de palmera.
Iré a Santiago.
Cuando la palma quiere ser cigüefla,
iré a Santiago.
Y cuando quiere ser medusa el plátano,
iré a Santiago.
Iré a Santiago
con la rubia cabeza de Fonseca.
Iré a Santiago.
Y con la rosa de Romeo y Julieta
iré a Santiago.
¡Oh Cuba! ¡Oh ritmo de semillas secas!
Iré a Santiago.
¡Oh cintura caliente y gota de madera!
Iré a Santiago.
¡Arpa de troncos vivos, caimán, flor de tabaco!
Iré a Santiago.
Siempre he dicho que yo iría a Santiago
en un coche de agua negra.
Iré a Santiago.
Brisa y alcohol en las ruedas,
iré a Santiago.
Mi coral en la tiniebla,
iré a Santiago.
El mar ahogado en la arena,
iré a Santiago,
calor blanco, fruta muerta,
iré a Santiago.
¡Oh bovino frescor de calaveras!
¡Oh Cuba! ¡Oh curva de suspiro y barro!
Iré a Santiago.





Un dessin de Gilles POULOU :



"Il y a une fissure en toute chose, c'est par là qu'entre la lumière"
(Léonard Cohen.août 09)
La dédicace du triptyque




Et l'excellent site de Patrice CLOS :

Site français Léonard Cohen